Chavez annonce le déploiement de troupes à la frontière colombienne

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi que son pays avait déployé des unités d’infanterie et d’aviation à la frontière avec la Colombie, parce que le président sortant de ce pays, Alvaro Uribe, était « capable de n’importe quoi ».

« Nous avons déployé des troupes, de l’armée de l’air (…) de l’infanterie, mais en silence parce que nous ne voulons déranger personne dans la population », a déclaré Hugo Chavez par téléphone à la télévision d’Etat VTV, sans donner de détails sur les troupes déployées.

« Uribe est capable de n’importe quoi dans les jours qui lui restent (au pouvoir) (…) Cela est devenu une menace de guerre et nous ne voulons pas la guerre », a poursuivi M. Chavez.

Arrivé au terme de son dernier mandat, Alvaro Uribe transmettra ses pouvoirs le 7 août à son successeur élu Juan Manuel Santos.

Hugo Chavez a également annoncé la création d’une nouvelle « région militaire » à la frontière avec la Colombie.

Parallèlement, l’armée de l’air colombienne a annoncé vendredi l’installation d’une base aérienne à Yopal (est de la Colombie), destinée à la surveillance de la zone frontalière avec le Venezuela et au combat contre les rebelles colombiens dans la région.

Le 22 juillet, l’ambassadeur de Colombie auprès de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Hoyos, avait présenté une série de « preuves » (images satellites, coordonnées GPS, photos) de la présence « active » de quelque 1.500 rebelles colombiens au Venezuela.

Hugo Chavez avait immédiatement annoncé la rupture des relations avec la Colombie, une première depuis son arrivée au pouvoir en 1999, même si le chef de file de la gauche radicale latino-américaine entretient depuis des années des relations houleuses avec le conservateur Uribe.

Il avait également placé l’armée en « état d’alerte maximal ».

Répondant aux accusations colombiennes, Hugo Chavez a affirmé vendredi que l’armée vénézuelienne avait inspecté, sans rien trouver, les sites que Bogota soupçonne d’abriter des rebelles colombiens.

« Nous avons effectué un vol à la recherche des endroits indiqués (…) A l’une des coordonnées signalée par cet énergumène (M. Hoyo, ndlr), il y a une pierre. J’ai dit aux camarades de soulever la pierre, peut-être y a-t-il un tunnel en dessous », a ironisé le président vénézuélien.

A un autre endroit, « il y a une vieille maison et un petit hangar abandonnés, qui ont été décrits comme le grand campement bolivarien », a-t-il ajouté.

« En dépit du +show+ (de la Colombie), nous ne pouvons permettre que des forces paramilitaires colombiennes s’installent en territoire vénézuélien ou y transitent ou quoique ce soit d’autre », a-t-il toutefois assuré.

Il a également affirmé qu’un « hélicoptère colombien avait violé l’espace aérien vénézuélien pendant cinq minutes dans la zone frontalière » entre l’Etat de Zulia et du nord de celui de Tachira », frontaliers de la Colombie.

M. Chavez a annulé une visité prévue lundi dernier à Cuba, affirmant que le risque d’une attaque aérienne colombienne n’avait jamais été aussi important.

La Colombie et le Venezuela sont restés figés sur leurs positions jeudi lors d’une réunion régionale, laissant visiblement le soin au prochain gouvernement colombien de Juan Manuel Santos, investi dans une semaine, d’une éventuelle normalisation.

AFP

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