Hugo Chávez

Hugo Rafael Chávez Frías, né le 28 juillet 1954 à Sabaneta dans les llanos, au sud du Venezuela, est président du Venezuela depuis le 2 février 1999, et un ancien militaire vénézuélien.

Hugo Chávez – Wikipédia

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat… On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme (lire, dans ce numéro, les articles de Jean Bricmont et Denis Duclos), au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Equateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.

A cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

Ignacio Ramonet

Hugo Chávez, par Ignacio Ramonet (Le Monde diplomatique)

7 commentaires pour Hugo Chávez

  1. GODARD dit :

    Bonjour,
    quelle immense joie de regarder, d’écouter cet homme sain qui se bat pour des valeurs dont bénéficient son peuple mais aussi au sens large à toute l’Amérique latine. Avec quelle force et quelle détermination il lutte contre l’impérialisme américain, ceci devrait inspirer nombre de dirigeants s’ils n’étaient pas englués dans le système capitalisme
    VIVE HUGO CHAVEZ
    VIVE LA REVOLUTION

  2. Anthropole dit :

    Un homme un vrais, je viens d’apprendre qu’il est malade, Je le souhaite un bon rétablissement pour qu’il continu son combat contre l’injustice des soit-disant maitres du capital. يحيا شافيز لن نستسلم لمصاصي الدماء.

  3. perlatino dit :

    L’institution américaine dont le « United States Congress » qui est de majorité sioniste voit en lui une menace contre le complexe militaro-industriel, la seule véritable puissance americaine , ces gens haineux dont le seul but de leur vie est de ne rien partager , qui se foutent de la misère des autres , qui écrasent tous le monde sur leur passage , les  » ôte-toi de là que je m’y mette « , sont particulèrement inquiets maintenant par la montée en puissance du Chavinisme dans toute l’amerique , même au états unis.
    C’est un prophète en son pays et dans tous le monde entier
    VIVA CHAVEZ ! ET VIVE LA RÉVOLUTION !

  4. rerdine dit :

    Présidente Chavez revenez-nous vite ,la Résistance a ces mafieux financiers et politiques qui utilisent les valeurs de la démocratie pour détruire les nations et imposer l’esclavagisme industriel,a besoin de votre voix et de votre force spirituel pour combattre la bête .

    vive chavez ,vive le Venezuela .
    vivre libre ou mourir

  5. Zebida Mohamed dit :

    Dites au président Hugo Chavez d’essayer l’aloé vera c’est un très bon anti cancer en espérant que ca va le guerrir merci de lui transmettre le message

  6. Xirta dit :

    Vive Hugo! Salud Hugo!
    Somos milliones que te queremos mucho!
    Fuerza Hugo, querido Companero!
    Eres un Hombre de grande dignitad y verdad, un ejemplo para todos.
    Salud querido Commandante!
    Xirta de Francia

  7. Claude Mathieu dit :

    Pourquoi les hommes de coeur doivent ils mourir alors que les pires monstres qui sont ou ont été au pouvoir peuvent profiter de leurs crimes contre les population.
    VIVA EL COMANDANTE CHAVEZ, Viva el LIBERTADOR BOLIVAR

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